Ai-je vraiment tout le loisir de décider ma façon de me nourrir ?

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Une participante raconte son premier marathon

Une participante raconte son premier marathon

Récit de mon 1er Marathon

Milan, le 2 avril 2017

Voilà, après 5 mois d’entrainement, c’est le jour J.

La veille, après une excellente assiette de pâte à l’italienne, je me suis couchée tôt. La nuit s’est bien déroulée jusqu’à 4h30. Après, c’est l’agitation dans ma tête. Je tourne, retourne, re-retourne sans trouver vraiment le sommeil. L’appréhension et l’excitation sont bien présentes et se mélangent dans ma tête.

Je mets le pied hors du lit à 6h20.

Tout est prêt et chronométré depuis la vielle.

Je file sous la douche. Je profite de l’eau qui coule sur mon corps pour prendre conscience de chaque  partie qui va être mise à contribution aujourd’hui. Je mets un tout petit peu de crème Nock, qui fortifie mes pieds afin d’éviter la surchauffe et les cloques. Ça fait trois semaines que mes petits petons ont droit à ce traitement de faveur.

Je mets mon training et fais ma tresse plaquée, celle que j’ai choisie pour courir ce fameux marathon. Je sais qu’elle va tenir tout le long et qu’elle ne me gênera pas avec ma visière Compressport, qui elle, évitera que la transpiration coule dans mes yeux. Je dois m’y reprendre à plusieurs fois. Le stress m’envahit et mon petit bout de chou fait irruption dans la salle de bain ce qui me fait tout lâcher. Je recommence une nouvelle fois. Cette fois, c’est la bonne.

Je pars seule, à 6h50, au petit déjeuner. Mes hommes me rejoindront plus tard. Enfin, seule, façon de parler. La salle est bondée de coureurs en training. J’ai de la peine à trouver une place de libre.  Pour finir, j’en trouve une au bout d’une table haute, vers la fenêtre.

Je fais au moins quatre fois le tour du buffet pour trouver ce dont j’ai besoin. Après plusieurs tests, seules mes tartines « pain, beurre, confiture » me conviennent avant de courir. Un bon expresso à l’italienne, enfin deux, sont nécessaires. J’ai aussi ma gourde de boisson avant effort, nécessaire pour cet évènement.

Tous les coureurs se dévisagent. Certains sont dans leur bulle, certains sont très expressifs « À l’italienne ». On est tous là pour la même raison,  cette fameuse distance de 42,195km.

Mes accompagnateurs me rejoignent et débutent leur petit déjeuner. Quel plaisir de les avoir à mes côtés pour ce challenge. Je partage un petit moment avec eux, mais il est vite temps de retourner à la chambre afin de finir ma préparation.

Tout est prêt, trié par pile. D’un côté les habits et accessoires pour le marathon :

  •  Un short, un T-shirt, les sous-vêtements de sport
  • Une paire de chaussettes de trail afin d’éviter les cloques
  • La ceinture de running, avec une gourde d’eau mélangée au sel du Dr Schüssler spécial muscles et articulations, mes cinq gels « détox, speed fruit, speed neutre et coca » et quatre pastilles d’arnica qui fondent sous la langue
  • Mes chaussures customisées d’un petit scotch bleu de carrossier en croix, car la toile à un petit peu cédé lors d’un entrainement avec le club !

Je glisse également dans la poche arrière de mon short une petite pochette plastique avec un billet de métro et 20 Euro. On ne sait jamais ….

De l’autre côté, une autre pile avec le sac avec des affaires après marathon :

 Habits de rechange

  • Lingettes nettoyantes. Eh oui, il n’y a pas de douche à disposition après la course. Alors l’organisation a généreusement donné à chaque coureur 2 paquets de lingettes parfumées. Ce sera la toilette du petit chat !
  • Ma paire de "full legs" Compressport pour la récupération
  • Une paire de baskets de rechange
  • Ma boisson après effort

Je passe aux toilettes avant de partir. Je dis au revoir à mes accompagnateurs et m’en vais à 8h35 pour le départ de la course.

Il a plu cette nuit et la température est un peu descendue. C’est parfait pour courir.

L’hôtel est situé à 750m du départ. Il suffit de traverser la rue, marcher 50 mètres, monter des escaliers, retraverser la route et le parc est là. Plein de coureurs ont envahi les lieux. Certains se changent, d’autres profitent de faire des selfies de groupes, d’autres encore se dandine afin de se mettre dans l’ambiance en écoutant la musique.

Je croise une petite meute de Kenyans qui s’échauffent. C’est beau de voir ses gazelles.

Je vais directement au camion afin de donner mon sac. C’est déjà les bouchons « humains». Je me vêtis de mon joli sac-poubelle 110L afin de me tenir au chaud encore un moment. Après c’est le passage obligé aux toilettes. Il y a 15-20 minutes d’attente  environ pour un pipi et quand on a la chance de pouvoir accéder au lieu dit… l’odeur laissée par les milliers de coureurs avant moi me retourne l’estomac. Vite fait bien fait, je ne m’attarde pas là !

Il est 9h10. Il est temps de regagner mon bloc de départ, le numéro 6.

Je me retrouve sous un haut-parleur, plein tube qui me perce les tympans. Il est 9h20 et la chanson « Sunday , na na na na na na, na, Sunday,….» commence à faire bouger les coureurs. L’ambiance monte ! Je réalise que j’y suis.

À 9h30 des ballons sont lâchés, un pétard se fait entendre, c’est l’heure du départ des premiers blocs.

9h33, c’est mon tour d’enclencher mon chronomètre, je commence ma course. Les premiers pas se font hésitants. La foule est au rendez-vous pour encourager tous les coureurs. Mon stress s’en va dès les premiers pas de course. Je vois mes accompagnateurs qui sont là pour m’encourager et avoir le premier temps qui fera la base de calcul pour les prochains rendez-vous, des points fixés la veille. Je suis tellement contente qu’ils soient là.

Il faudra plusieurs kilomètres pour commencer à disperser un peu les coureurs. À certains endroits, on est à l’allure du pas pour passer les contours. Ça passera !

La course va s’alterner entre bitume et gros pavés. Je dois bien regarder où je mets mes pieds, car ce n’est pas droit et il y a également les rails du tram. Il ne faut surtout pas mal poser son pied au sol. Je privilégie les trottoirs pour éviter ceci et le surplus de coureurs.

C’est bon, je suis enfin dans mon allure de 5’30 au km. Mon corps s’est approprié cette vitesse durant ces derniers mois. Il l’a connaît bien. Il se cale là dessus.

On passe devant la tour Unicredit qui est le plus grand gratte-ciel d’Italie. Je reconnais le Bosco vertical, qui est un incroyable complexe architectural (je me demande d’ailleurs comment certains arbres tiennent sur cette structure magnifique !) et la gare Centrale de Milan où on est arrivé hier matin à 9h38.

Au 2e kilomètre, j’entends parler français. On se sourit, on se salue. Quelques Parisiens  et un gars de Perpignan. C’est sympa de parler quelques mots en français. Bon et bien bonne course je lance aux francophones. J’ai décidé de ne m’attacher à personne. Je cours seule.

Au 5e kilomètre, c’est le moment de prendre mon premier gel « détox ».

Dans 500m, il y a le premier ravitaillement en eau. J’ai prévu de m’arrêter à tous les ravitaillements, soit tous les 5km. Je vais m’arrêter, prendre une bouteille d’eau plate, marcher 20-30 secondes en buvant, jeter la bouteille et repartir à la même allure de 5’30 au kilomètre.

Entre le 7e et le 8e kilomètre, le Dôme se dresse devant moi.  C’est spectaculaire ! Je profite de chaque instant pour lever les yeux au ciel et l’admirer. Un vrai bonheur !

À la fin du 8e kilomètre, mes accompagnateurs sont au rendez-vous comme prévu. J’entends crier mon nom, je les vois et ça me fait du bien de savoir qu’ils sont ici, pour m’encourager. A bientôt les copains !

Je passe devant le Castello Sforzesco et la Piazza Cadorna. Je ne sais pas si j’ai les sens qui sont amplifiés, mais j’apprécie tous ces changements de décor et cette découverte de la ville. J’adore !

Au 10e km c’est le ravitaillement en eau. Je continue avec toujours le même objectif. Je saisis une bouteille, je marche 20-30 secondes, je bois et c’est reparti. Pour le moment, je pourrais très bien m’en passer. Mais il faut penser aux 32 prochains km. Alors je suis mon plan. Je suis sûre que ça paiera tôt au tard. Il faut se ménager.

11e, 12e, 13e, 14e ce n’est pas évident. C’est une très longue rue toute droite qui descend et qu’il faudra remonter une fois arrivée tout en bas après avoir fait le rond point. En descendant, je vois ceux qui remontent déjà. Bientôt ce sera mon tour d’être de l’autre côté de la route.

Au 13e kilomètre, il est temps de prendre mon gel « speed fruit ». Mon corps ne me le réclame pas, mais je suis le timing que je me suis fixé lors des entrainements. J’ai prévu d’en prendre dorénavant tous les 8km.

Au 14e kilomètre, c’est là que ma petite douleur à la cheville droite a décidé de me taquiner. Ahhh non, c’est trop tôt, beaucoup trop tôt ! C’est exclu qu’elle s’invite à cette course.  Elle n’est pas la bienvenue. Je prends une pastille d’arnica sous la langue. On verra ce que ça donnera.

Au 15e kilomètre, la douleur s’en va. Je ne crie pas victoire, mais l’arnica m’aide, ou les endorphines sécrétées pas mon corps. Qui dit 15e dit petite bouteille d’eau, marcher 20-30 secondes en buvant et s’est reparti, je retrouve mon allure de 5’30 au kilomètre.

Au 16e kilomètre, je passe vers City Life. Ces tours qui sortent de terre et se dressent devant moi, le spectacle est juste génial ! J’ai toujours la pêche et le fait de découvrir cette ville m’emballe. Je regarde régulièrement ma montre, pas pour avancer plus vite, mais pour ne pas avancer plus vite que 5’30 au kilomètre. Nico, mon coach m’a bien briefée, la course va commencer au 21e kilomètre. Donc, ne pas dépasser les 5’30.

Je reconnais maintenant un peu le quartier, on est venu en métro hier en fin de matinée.  C’est MicoLab où je suis venue chercher mon dossard au village du marathon. J’y repasserai vers le 35-36ème kilomètre.

Il est temps de quitter un peu le centre-ville pour voir la verdure. Ça change ! Monte Stella et l’hippodrome, c’est le 20e kilomètre. C’est l’arrêt pour le ravitaillement en eau.

Après un peu mois de 2h00 de course, c’est le 21e kilomètre. Je dois prendre mon gel « speed fruit » et c’est la moitié de la course.

Ça fait une drôle d’impression. Je cours maintenant vers une distance inconnue dont je n’ai pas de recul. C’est nouveau pour moi et je franchis le pas. On verra, je continue toujours à la même allure. Les coureurs se sont parsemés depuis un petit moment déjà. C’est plus facile. Il y a moins de dépassements, c’est beaucoup plus fluide.

Les spectateurs sont toujours au rendez-vous. C’est génial ! Je pense que les stations du marathon relais aident beaucoup. Il y a plus de monde à ces endroits et ceux qui vont bientôt se mettre à courir déstressent en encourageant les autres coureurs.

Foza, Forza, Avanti touto, Avanti Avanti ! Daï ! Manifico ! Bravissimo…..,

ils n’arrêtent pas.

Au 25e kilomètre, signe mon arrêt pour le ravitaillement en eau. Pas de changement à mon habitude, je m’arrête, je prends ma bouteille d’eau, je marche 20-30 secondes et je repars tout en retrouvant ma cadence de course. Je profite de l’occasion pour reprendre de l’arnica, je sens que ma petite douleur à la cheville droite se réinvite à l’évènement.

Mes jambes commencent à s’alourdir et à être moins dynamiques. Toutefois, je maintiens mon allure, celle que mon corps connaît bien. Je ne regarde plus ma montre pour la vitesse à ne pas dépasser, mais juste pour s’avoir quand il y aura mon arrêt eau et le moment de la prise de mon prochain gel. L’allure m’importe peu maintenant.

Au 28e  kilomètre, mes accompagnateurs sont là, au rendez-vous fixé. Ce que ça fait du bien de les voir et d’entendre leur voix. Mes émotions sont ressenties fois mille. Ils me sourient et je prends toutes ces ondes positives pour moi. Allez mes cocos, je continue. À bientôt !

Au 29e kilomètre c’est l’heure du gel ! Miam. Tiens ça me fait penser que je n’ai pas encore pensé à la nourriture. Hahaha, c’est rare venant de moi. En courant, je pense très, voire très très très souvent à ce que je vais manger après. Si je dis ça au club, ils ne vont même pas me croira ;O)

Voilà le 30e kilomètre et le ravitaillement en eau. Pas de changement à mon habitude, je m’arrête, je prends ma bouteille d’eau, je marche 20-30 secondes en buvant, je jette ma bouteille et je repars en courant. Je remarque que je regarde moins le paysage. Il y a de plus en plus de coureurs qui se mettent à marcher. Je me concentre sur mes pas.

J’appréhende un peu ce fameux 30-32ème kilomètre, mais ça y est, j’y suis et je cours toujours. Je pense que ma technique commence à payer par rapport aux autres. Merci Nico de m’avoir appris à me freiner ! C’est plus que gagnant ! Je cours toujours et le plaisir est toujours là. Plus que 10-12km !

Je tombe sur un groupe de coureur très sympa. On ne peut pas les louper, c’est les seuls qui parlent encore. Et ils parlent TRES TRES FORT. Ils courent en groupe de 8-10 environ. Je ne comprends pas ce qu’ils disent, mais je sens qu’ils n’arrêtent pas de se chambrer ou de chambrer les coureurs qui font pipi le long du parcours. Ils courent juste à côté de moi. On se regarde, on se sourit, ça fait du bien ! Les émotions sont décuplées et je prends tout ce qu’il y a à prendre. Tous les kilomètres, ils se remettent à hurler :

Buongiorno Milano, Buongiorno Milano ! Magnifica ! Ciao ! Bravo…

Ils s’applaudissent mutuellement. C’est génial !

Ils n’arrêtent pas, tous les kilomètres ils remettent ça. Quelle ambiance. Du coup je lance haut et fort

« Et viva Switzerland », les bras levés au ciel!

Et là, l’équipe d’italien reprend encore plus fort. Bravo ! Bravo ! Swizeria ! Magnificao ! Bravo ! Le temps passe plus vite.

Je revois mes accompagnateurs. J’ai failli les louper. Je ne me souvenais plus de ce rendez-vous. Je crois que mes neurones ne fonctionnent plus totalement, mais ce que ça fait du bien de les voir, même quelques secondes. Je cours toujours.

Je dirai que depuis le 32e kilomètre, j’avance en me nourrissant des regards des spectateurs, des sourires, des clins d’œil, des encouragements. Un regard suffit, aux applaudissements, ça me fait avancer.

Mes jambes sont de plus en plus lourdes et statiques. J’avance … Je continue, prochain arrêt au 35e kilomètre pour ma bouteille d’eau et mes 30 secondes de marche. Et c’est reparti. J’ai repris de l’arnica, ça me fait du bien, ça doit être psychologique.

Au 36e c’est mon dernier gel, le cola. Je ne l’ai jamais testé, mais je le prends. Si j’ai toléré les autres de cette marque, il passera aussi. Allez, c’est le dernier ! Je suis maintenant au Parco del portello. C’est superbe. On monte sur en rambarde pour passer un pont. J’arrive à faire la montée sans trop de difficultés alors que les autres marchent du plus en plus. La beauté du lieu ne me fait oublier quelques secondes à la lourdeur de mes jambes.

Je commence à reconnaître un arrêt de tram et le cimetière de hier. C’est bon, on revient vers le centre de Milan. Yesss !

Les pavés sont au rendez-vous. Ça commence à devenir pénible. Il faut lever les pieds pour ne pas trébucher. Je n’arrive plus trop à lever mes jambes convenablement. Impossible d’aller sur le trottoir pour les éviter. Il faudrait pouvoir plier les genoux et là ce n’est plus trop possible. L’angle s’est nettement réduit, il s’est figé au minimum.

Mais j’avance. J’avance toujours. C’est le mental qui prend le dessus. Je me fixe mentalement sur mon prochain arrêt boisson et mes 30 secondes de marche. Je me nourris toujours des encouragements du public, ça m’aide.

Depuis maintenant, je me mets en mode compte à rebours. Je compte à plusieurs reprises le nombre de kilomètres qui me sépare de l’arrivée sur mes doigts. Mon cerveau est en mode « off », je m’y reprends au moins à cinq ou six fois.

6km…..5km…..4km…… Je cours toujours, je mets un pied devant l’autre ….. Je cours.

Au coin,  je vois la pancarte du 40e kilomètre. Yes, je vais y arriver, j’en suis certaine maintenant. C’est mon dernier arrêt boisson avec 30 secondes de marche. Je pourrais m’en passer pour le dernier kilomètre, mais non, je poursuis ma stratégie, car elle est gagnante jusqu’à maintenant. Mis à part les ravitaillements, je ne me suis pas arrêtée pour marcher. Ce rythme me convient parfaitement. Pour la fin, je me laisse tenter par un quartier d’orange, quel régal ! Je sens le jus et la pulpe envahir ma bouche, que du bonheur !

Je me remets à courir. Il y a de plus en plus de spectateurs, l’ambiance de plus en plus forte. J’ai l’impression qu’on m’a mis des pavés en béton dans les jambes. C’est des cailloux durs. Elles sont hyper lourdes et de moins en moins flexibles, mais je tiens, je cours. Je cours toujours.

Au 41e kilomètre, je dis à haute voix et sans m’arrêter, plus qu’un km, plus qu’un km, plus qu’un km, plus un km, plus qu’un km… Je n’arrête plus de me le dire. Mes jambes sont plombées, mais je cours toujours. Plus qu’un km, plus qu’un km, plus qu’un km… Le coureur à côté de moi dit uno, uno, uno, uno, …. On doit avoir la même technique pour finir cette course et pour avancer.

Je revois ma famille à environ 500 mètres de l’arrivée. YES, j’arrive, plus qu’un km, plus qu’un km, plus qu’un km, … 400m.. plus qu’un km, plus qu’un km, plus qu’un km… 300m de l’arrivée. Plus qu’un km, plus qu’un km.

Je vois le chronomètre au fond qui annonce 3h59 et environ 40 secondes. Ahhh non, pas question, mes jambes se mettent à accélérer, accélérer, et encore accélérer. L’émotion me gagne, je vais le faire !

J’avais imaginé et je pensais pleurer à ce moment-là, mais mon corps n’a pas assez d’eau. J’ai les mimiques sur le visage de quelqu’un qui pleure, mais sans les larmes. C’est magnifique cette émotion !

J’accélère, j’accélère, le chronomètre tourne 3h59 et 59 secondes …..

J’accélère, mais pas assez vite. Je passe la ligne à 4h00 et 7 secondes. Je ne suis aucunement déçue. Je l’ai fait, j’ai couru mon premier marathon … Mon cerveau fonctionne plus qu’à 15%, tout comme mes jambes d’ailleurs. J’ai l’impression qu’entre les deux, il n’y a plus de connexion.

Une fois passée la ligne, je marche. Je savoure ce moment. Je l’ai fini, je l’ai fait. J’ai de la peine à réaliser.

Je longe les barrières en marchant. C’est à ce moment que je me rends compte que je dois être en dessous des 4h00, car le chronomètre est basé sur le temps du début de course et non de mon départ sur la ligne de départ. Ouaouuuuu je l’ai fait ! Je suis fière de mois. Fière de ces 5 mois d’entrainement. Fière de ce que je viens d’accomplir.

J’ai couru un marathon

42,195 km

l’année de mes 42 ans.

Je savoure ce moment.

Maintenant, il ne faut surtout pas s’asseoir, car il sera impossible de me relever. Ne pas s’asseoir par terre.

Je marche, je m’appuie contre le grillage de sécurité, j’étire mon dos à plusieurs reprises.

Je revois le groupe de coureur italien qui avait mis l’ambiance vers le 30e kilomètre. Ils se congratulent les uns et les autres. Je passe à côté et les regards se croisent. Une sorte de respect se ressent, un hochement de tête, un sourire, c’est magique ces moments. Je l’ai fait. On l’a fait ! Bravissimo !

Je finis le couloir et reçois ma médaille. Je choisis soigneusement celui qui me la mettra au coup. J’ai même envie de lui faire la bise tellement je suis contente. Pour moi, cette médaille c’est de l’or. Je l’ai méritée.

Je suis sur un nuage et je pense que je ne vais pas redescendre de sitôt.

Je reçois un sac plein de choses à manger et à boire. Je ne pense plus qu’à une chose, aller chercher mon sac au camion afin de boire ma boisson après effort. J’ai de la chance, la récupération du sac est rapide.

En buvant ma gourde, je vais à la tente vestiaire des femmes. Elle est presque vide, à peine une vingtaine de coureuses. Je me trouve un endroit et m’assois enfin sur un banc.

Pour enlever mes habits, je dois me contorsionner. Il est difficile de se relever et de se rasseoir. Entre femmes, on se regarde et on se sourit. On est toutes dans le même état. C’est limite qu’on se mette à rire de la situation. La toilette du petit chat à la lingette rafraichissante est comique tout de même. Ce que je donnerai pour une bonne douche afin de ressentir, tout comme ce matin, l’eau couler sur toutes les parties de mon corps.

Je badigeonne ensuite mes jambes de crème DulX après sport et mets mes full legs. Mes jambes vont devoir encore supporter les 3h20 de train pour le retour en Suisse en fin d’après-midi.

Je quitte la tente et rentre à l’hôtel. Les 750m parcourus ce matin me semblent plus longs. Le trajet se fait au ralenti. Il va falloir descendre les escaliers. Je repense à la vidéo de Nico après le marathon de Valence. Oui c’est bien ça, je les descends en mode « crabe » et difficilement. J’en souris tellement c’est comique.

En arrivant à l’hôtel, ma famille me félicite et me dit qu’ils m’ont trouvée « fraiche » pendant toute la course. Qu’ils étaient super étonnés. C’est génial, ça reflète bien ma course, la maitrise de la vitesse, mon objectif et surtout mon plaisir !

Mon fils est aussi très fier de sa maman. Il est tout content de me revoir et à quelques choses à me donner.

Mes proches m’ont acheté, vers le Dôme, un cadeau pour me féliciter de ce premier marathon. Je suis « émotionnée ». Je sais, cela ne ce dit pas comme ça m’est c’est bien ces paroles qui sont sorties de ma bouche à ce moment. Ce cadeau me touche beaucoup plus que ce qu’ils pourraient penser. Beaucoup beaucoup plus.

Je savoure ce moment, car mes émotions sont toujours multipliées par mille.

À la fin de l’écriture de mon récit, je reçois par email les photos du marathon. Quelle coïncidence ! Je constate que sur chaque photo, j’ai la banane. Ca reflète tout à fait le plaisir d’avoir effectuer mon

Premier marathon

 

Caro

Pourquoi un coach ?

Pourquoi un coach ?

L'on devrait plutôt écrire "Pour quoi un coach?" ou "un coach pour quoi?"

À l'heure où nous avons tout à portée de clavier, alors qu'il nous suffit de taper "plan entrainement course à pied" ou « conseil course à pied » sur le web pour avoir près de 450 000 résultats... pourquoi avoir encore recours à une personne pour effectuer nos sorties ?  That’s the question ?

Les réponses sont multiples et elles ne seront pas toutes développées ici. Je vais essayer de vous commenter celles qui me paraissent le mieux répondre à ce que j’ai pu entendre.

On trouve tout sur internet !

Dans toutes les méandres du WEB, vous trouverez tous les conseils, trucs et astuces vous permettant d’atteindre les promesses contenues dans des titres tels que :  «Comment passer sous les 45' sur un 10km» ou «Comment trouver son poids de forme» ou encore «Améliorer sa VMA», etc. Pêle-mêle, les auteurs vous égrènent des conseils et des théories plus justes et vraisemblables les uns que les autres, ceci sans tenir compte du maillon le plus important de la chaine : VOUS !

En effet, ce n’est que grâce à un coach ayant de bonnes connaissances des techniques d’entrainement, de vos préférences morphologiques, de vos capacités, ainsi que de votre façon de vous mouvoir, de respirer, etc. que l’on peut faire le lien avec les connaissances qui vous seront utiles dans votre entrainement ! Il est indispensable de traiter les éléments de manière globale sans oublier votre mental et votre vie.

Pour atteindre l’objectif fixé, le chemin à parcourir ne sera pas forcement le même pour Paul et Jacques ! Et même s’ils font tous deux 50 min au 10 kilomètres et que chacun désire descendre à 45 min.  Paul est un ancien sprinter qui a eu plusieurs blessures et qui a dû arrêter le sport par manque de temps et pour soigner les quelques (trop nombreuses) petites blessures. Il a repris la course à pied depuis il y a 6 mois, mais malgré 4, voire 5 entrainements par semaine, il n’arrive plus à progresser.  Alors que Jacques lui, n’a jamais été un coureur très rapide. Son meilleur temps sur 20 km est de 1h28, il y a 10 ans, et tout son entourage lui indique qu’il devrait pouvoir faire moins de la moitié sur la distance de 10 km. Auront-ils le même succès en suivant le même programme d’entrainement ? Certainement pas !

Est-ce fait pour moi ?

Des milliers d’exemples vous prônent une méthode « révolutionnaire » ou à « résultats garantis » ! Heureusement que ce n’est pas écrit sur le contrat noir sur blanc, car beaucoup de sites « mensongers » feraient faillite ! Votre corps est une merveilleuse machine très complexe, et je doute qu’une seule méthode puisse convenir à TOUS. Si c’était le cas, il n’y en existerait pas d’autres et nous serions tous des robots formatés selon le même moule en usant des mêmes méthodes. Les chercheurs seraient une population en voie d’extinction et nous serions, à terme, destinés à disparaitre.

Alors pour quoi un coach ?

Toujours dans les méandres du WEB, vous trouvez des millions d’exercices plus efficaces les uns que les autres (selon leur auteur), mais sont-ils adaptés à votre morphologie (vos préférences morphologiques / musculaires / neurologiques) et à votre but, à vos capacités du moment ? En partie certainement.

Pour illustrer mes propos, je me rappelle d’une cliente qui tenait la position de gainage en planche durant plus d’une minute trente ! Belle performance. En même temps, elle se plaignait constamment de maux de dos récurrents qui devenaient  chroniques. Un simple contrôle des muscles utilisés pour le gainage lui a permis de découvrir que les muscles abdominaux étaient très peu utilisés et que les muscles dorsaux faisaient la grande majorité du travail. Une reprise du travail de base avec un apprentissage de la mobilisation du transverse (muscle profond de l’abdomen) lui a permis d’obtenir un bon gainage tout en faisant peu à peu disparaitre ses douleurs lombaires. Alors un coach, c’est nécessaire ?

Voilà à quoi sert un coach dans votre pratique sportive. Et ne vous trompez pas, même certaines informations devant être fiables ne le sont pas. J’ai découvert un site de renom qui prône encore les abdominaux avec les pieds bloqués et une remontée jusqu’aux genoux ! Madame de Gasguet ne doit pas être d’accord, et je la comprends !

Objectivité 

Pour un sportif, il est difficile de s’autoévaluer ! Quand tout va bien, nous avons tendance à trop en faire. Super cet entrainement, ça va bien alors je le fais à 16 km /h à la place de 14. J’y arrive, c’est génial ou encore ; déjà fini ! Ah non, je suis en super forme, je continue 30 min de plus que prévu. Et quand ça va un peu moins bien, soit l’on continue d’en faire trop (j’étais capable de faire plus, je dois donc me forcer) sans faire attention aux signaux d’alarme, soit on s’écoute trop (je ne suis pas très bien, je ne vais me reposer une semaine… qui en dure 3 ou 4 et j’ai énormément de peine à reprendre) et la flemme prend vite le dessus) soit pas assez et c’est la casse assurée, à court ou moyen terme.

Dans ma philosophie, il faut savoir entendre son corps sans l’écouter. Un coach base ses analyses sur différents indicateurs dont la synthèse doit lui permettre d’évaluer votre forme au plus près de la réalité.  Afin d’avoir une parfaite adéquation entre vous et le coach, il est nécessaire d’établir un dialogue développant une confiance réciproque.

Le transverse, le muscle de la vie

Le transverse : commencez dès aujourd’hui à travailler le muscle de votre vie !

Prendre conscience de l’importance du muscle transverse est essentiel pour assurer votre bien-être à long terme et améliorer vos performances sportives. En adoptant de bonnes postures et en pratiquant le gainage – c’est-à-dire en renforçant votre musculature structurelle – vous posez les bases d’un développement physique harmonieux, que ce soit pour le sport ou pour mieux vivre au quotidien. Travailler votre transverse représente ainsi le premier pas vers une transformation bénéfique pour votre corps et vos capacités.

Une vision globale du « gainage » ou « core training »

Les Anglo-saxons utilisent le terme « core training » pour désigner le gainage, une appellation particulièrement pertinente. En effet, elle englobe l’entraînement de l’ensemble des muscles posturaux et pas seulement ceux de la ceinture abdominale, contrairement à ce que l’on entend trop souvent.
Attention : L’apparition de tensions ou de douleurs ne doit être considérée que comme un dernier signal d’alarme, indiquant qu’il est temps de revoir vos postures et d’améliorer votre mobilité.

Le corps, un système interconnecté

Le corps humain fonctionne comme un système global. L’activité physique, l’alimentation, le poids et même l’état mental sont intimement liés et s’influencent mutuellement. C’est pourquoi l’entraînement, l’alimentation, le repos et l’esprit forment un tout à travailler de manière harmonieuse, sans se limiter à des critères tels que l’âge, le sexe ou la morphologie.

Différences entre hommes et femmes : une réalité à prendre en compte

La femme n’est pas l’égale de l’homme en termes de fonctionnement et de morphologie – il ne s’agit pas de supériorité, mais de spécificités différentes. Par exemple, le plancher pelvien masculin ne subit pas les mêmes contraintes que celui des femmes. Ainsi, chez ces dernières, la stabilisation du périnée, du bassin et du tronc doit être travaillée avec une attention particulière dès la puberté.
Il est donc primordial, chez la femme, de :

  • Pratiquer des exercices de respiration ciblés.
  • Renforcer le « core » pour un meilleur placement corporel.
  • Travailler l’empilement articulaire des membres inférieurs.
  • Développer la ceinture scapulaire pour un équilibre harmonieux.

Avec moins de testostérone, le gainage et le renforcement spécifique contribuent à une meilleure posture, des performances sportives accrues et un bien-être supérieur. La spécificité de l’anatomie féminine doit donc être intégrée dans toute démarche d’entraînement.

Retrouver son gainage et sa motricité naturelle à l’âge adulte

Quel que soit votre profil, il est crucial de retrouver un gainage solide et une motricité naturelle. Pour ce faire, testez différents schémas moteurs et posturaux afin d’écouter votre corps et de retrouver vos capacités naturelles optimales.

Un enjeu pour tous : du sportif de haut niveau au guerrier du week-end

Nous sommes tous concernés, qu’on soit un sportif de haut niveau ou une personne sédentaire la majeure partie de la semaine. Les sportifs amateurs – notamment les « guerriers du week-end » – sont particulièrement vulnérables. En effet, après une semaine de sédentarité, l’effort intense du week-end peut exposer à des blessures dues à :

  • Un manque de maîtrise de la respiration.
  • Une utilisation inadéquate du gainage.
  • Un positionnement corporel inadapté.
  • Une insuffisance de souplesse ou de coordination.

Ces lacunes, souvent ignorées jusqu’à l’apparition de blessures répétées, peuvent être atténuées par un travail préventif et adapté. Heureusement, le corps humain est résilient et la médecine offre, notamment grâce aux avancées chirurgicales, des solutions quand les blessures s’accumulent.

Pas de recette miracle, mais une boîte à outils personnalisée

Il n’existe pas de solution universelle. Chaque personne possède une morphologie, des capacités et une histoire de vie uniques. La clé réside donc dans une véritable « boîte à outils » composée de multiples méthodes adaptées à vos besoins et à vos possibilités. Comme le disait Olivier Pauly dans Posture et gainage (Boek Supérieur, p. 65) :

« La nature a besoin de temps et l’Homme doit avoir la sagesse de la respecter et de lui consacrer ce temps nécessaire. »

Conseil : Évitez les solutions toutes faites et privilégiez une approche individualisée.

Une approche progressive et fonctionnelle

L’entraînement se construit par étapes :

  1. Respiration en pleine conscience : Pratiquez la dans différentes positions pour mieux l'intégrer la gestion de votre vie quotidienne.
  2. Apnée respiratoire : Une fois à l’aise avec la respiration, intégrez des phases d’apnée (triangle sur pointe ou sur base).
  3. Exercices de stabilisation et de placement : Travaillez votre gainage et votre posture à chauqe moment de la journée.
  4. Renforcement général et spécifique : Poursuivez avec des exercices adaptés à votre sport pour optimiser vos performances.

Il s’agit ici d’un entraînement fonctionnel, sans fin, qui évolue en fonction de vos progrès, de vos capacités et de vos objectifs.

Mon engagement en tant que coach

Dans mon activité de coach, je m’efforce chaque jour d’adapter ces outils à vos besoins spécifiques. Mon objectif est de vous guider vers une pratique qui vous correspond véritablement. Rappelez-vous : la régularité est la clé du progrès.
Imaginez pouvoir passer de « l’incompétence inconsciente » (ne pas savoir ce que l’on fait) à « la compétence inconsciente » (agir naturellement et efficacement)… Les bénéfices seraient immenses !


Chez NicoRunning, nous mettons tout en œuvre pour intégrer ces principes dans chacune de nos activités.
Pour prendre contact avec le coach, cliquez ou copiez le lien suivant :
https://nicorunning.ch/activitees/renforcement/


 

Le Temps…

"Le temps est un élément essentiel de l'entraînement et tout l'art de l'entraineur est de programmer harmonieusement des séances à charges et objectifs différents, en étant toujours à l'écoute du sportif et de ses signes de fatigues ou de lassitude"

Dr Jousselin, in Préparation aux diplômes d'éducateur sportif, tome 1, p.302

Tous les temps sont importants! Autant le temps pour les séances de tempo que celles pour travailler l'endurance ou la résistance, selon l'objectif, que le temps du repos et de la récupération ou le temps du lâcher-prise!

Dans le sport santé, le temps de la convivialité et celui de la généralisation sont importants. Le verre après une séance permet d'échanger les impressions et d'en apprendre un peu plus sur nos partenaires. Les différents exercices de renforcement permettront d'éviter les déséquilibres musculaires et renforceront le gainage si utile à tous (sportifs et sédentaires!). Au diable la monotonie et le "monothéiste" osons la diversité! Notre corps forme un tout, alors considérons-le comme tel. Le runner n'hésitera pas à faire du renforcement général (PPG), de la marche ou de la natation. Le nageur n'hésitera pas à aligner les kilomètres à vélo ou les séances de corde à sauter si chères aux boxeurs.

Le temps, nous devons l'apprivoiser, le comprendre, l'organiser et s'en faire un allié! Nous sommes trop souvent à combattre le temps, vite faire ceci ou cela, pas le temps, juste le temps de... déjà l'heure...

Alors, je vous laisse le temps pour méditer ces quelques réflexions!

Merci

Merci à tous pour vos encouragements lors de nos courses! A chacune d'elles, vous êtes fidèles pour nous soutenir et nous permettre d'aller de l'avant.

Les VéroNico

vous avez dit GAINAGE !

vous avez dit GAINAGE !

Comme cette article va être mis à jour régulièrement et que des nouveaux exercices vont s’ajouter, un index vous est proposé afin de pouvoir atteindre directement la section désirée


 

 

Le gainage

 

Voici bien un terme à la mode dans le monde du sport. Le gainage est HYPER important, mais faut-il encore le faire de manière correcte afin de diminuer au maximum les problèmes pouvant découler d’une mauvaise pratique.

Règles :

  • Ne surestimez pas vos capacités.
  • Commencez doucement
  • Une pratique régulière est indispensable pour évoluer
  • Persévérez sur le long terme, les résultats ne viennent pas tout de suite, et l’on perd très vite ce que l’on a déjà fait !
  • Sachez vous entendre sans vous écouter !

A respecter :

  • Maitrise constante du mouvement
  • On commencera par tenir la position 15 secondes au max durant les 3 premiers mois, ensuite, on pourra progressivement augmenter le temps de 10 secondes par mois.
  • On ne dépassera jamais la minute
  • Dans tous les cas, on fera suivre le gainage d’étirement léger afin de garder la souplesse des muscles et tendons qui viennent de travailler
  • On y associera des exercices annexes tous les jours

 

 

 

Premier exercice :

Ce premier exercice est simple. Attention, simple ne veut pas dire facile à effectuer !

La position proposée peut satisfaire tous les niveaux de forme. Elle est efficace et ne présente que peu de danger

 

  1. Position quadrupédique :
    1. Se mettre à quatre pattes.
    2. Bien contrôler que les épaules soient légèrement en avant des mains et que les genoux soient à la verticale des hanches.
    3. Mettre le dos bien rectiligne (poitrine fière, légère rétroversion du bassin ,tête alignée, regard vers le sol).
    4. En aspirant le nombril dans la colonne vertébrale, soulevez les genoux de 1 à 2 cm.
    5. Tenir la position durant 15 sec, puis reposer les genoux.
    6. Effectuer 2 respirations abdominales profondes.
    7. Recommencer l’exercice 3 fois le premier mois, 4 fois le deuxième et 5 fois ensuite. Vous pouvez ensuite effectuer 3 séries de 5 exercices par semaine.

 

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Deuxième exercice :

Voilà, maintenant que vous maitrisez bien la position quadrupédique (plank Box) nous pouvons travailler d’autres muscles et avancer dans notre programme.

Ce deuxième exercice de gainage va faire appel aux muscles latéraux de la sangle abdominale. En effet, avant de pouvoir prendre la position latérale au sol, il est préférable d’avoir mobilisé, identifié et renforcé pendant quelque temps les muscles obliques et dentelés. Les puristes ne seront certainement pas totalement d’accord, mais cet exercice permet de mobiliser ces muscles sans grande contrainte.

  1. Position debout :
    1. Effectué une légère rétroversion du bassin après avoir mobilisé le plancher pelvien
    2. Faire attention à l’alignement articulaire épaules-hanches-genoux-chevilles
    3. Au début sans poids, avec la seule force d’attraction des bras et du tronc, se pencher à droite sans forcer
    4. Rester quelques instants dans cette position puis revenir au centre
    5. Se pencher à gauche, rester quelques instants et revenir au centre
    6. Attention, à chaque retour à la position centrale, il est nécessaire de sentir la contraction de la musculature se situant latéralement entre les côtes et le bassin.

Cet exercice peut se faire à tout moment de la journée au poids du corps ou avec des bouteilles PET de 1,5 litre. Pour les plus entrainés, il peut se faire avec des poids (altères) dont on veillera à ne pas les surdimensionner.

Effectuez 3 séries de 10 répétitions par semaines.

 

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