La globalité une évidence ?

La globalité une évidence ?

Un tout indissociable ! Voilà ce que nous sommes et comment l’on devrait être considérés!

Est-ce toujours bien le cas?

Dans notre vie de tous les jours, notre cerveau est habitué à traiter les informations de manière séquentielle, ligne après ligne en suivant un chemin bien rodé, confortable, connu et reconnu ! Bien que des moyens comme les cartes mentales ou le MindMapping existent et nous permettent une vision plus globale dès le premier coup d’œil, nous sommes peut-être trop conditionnés par notre mode d’expression (la preuve en est donnée par ce post très linéaire ! Aïe, serais-je entrain de dire "faite ce que je dis et non ce que je fais" !). Heureusement, chacun est capable de se faire une image mentale de ce texte et ainsi de se l’approprier de manière plus ou moins importante et appronfondie.

La globalité est délicate ​à appréhender, car elle nous démontre la platitude de nos connaissances et les limites de notre compréhension systémique et/ou holistique. Ne nous trompons pas, si nous sommes capables de fournir un effort physique ou intellectuel, moult processus ont été mis en œuvre ! Ils sont dépendants les uns des autres. Comment peut-on parler d’effort sans parler d’énergie ? Comment peut-on parler d’énergie sans parler de biologie et d’alimentation/nutrition, de physiologie de la digestion, elle-même faisant appel à tout un système régulé, plus ou moins bien, par nos systèmes hormonaux et nerveux  par exemple.

Tout est lié en nous et nous sommes, qu’on le veuille ou non, liés à notre environnement naturel, social et culturel.

Dès lors, même si je comprends la démarche du «saucissonnage», je comprends de moins en moins précisément ce côté analytique des concepts, certainement obligatoires pour pouvoir évoluer vers des concepts holistiques, systémiques ou tenségres, et je me tourne de plus en plus vers la vision globale de notre vie. Cette voie n’est pas confortable ! Les certitudes diminuent, les remises en question augmentent permettant la découverte de territoires extraordinaires dont l’existante n’était pas même soupçonnée. Nous avons tous notre chemin de vie, loin de moi l’idée de renier ce que j’ai fait ou pensé et appliqué jusqu’à maintenant. Les concepts et les méthodes utilisées ont été « justes » à un moment donné. Replacez toujours les connaissances, actions, visions dans l’environnement dans lesquels ils ont été élaborés, comment et pourquoi ils ont été appliqués. Il existe plusieurs « vérités » se modifiant selon le paradigme que l’on utilise. Tout changement de celui-ci  transforme, parfois de manière profonde, notre vision.

Ne vous étonnez pas de ces changements, ils font partie de la vie et lorsque je regarde en arrière (ce qui est rare) je constate que toutes les pièces du puzzle s’emboitent à merveille et il en sera de même dans l’avenir, j’en suis persuadé.

Je ne souhaiterais pas bénéficier seul de mon évolution, alors permettez-moi de dire …

Merci à la vie d’avoir fait de moi ce qui je suis aujourd’hui et de me permettre de me mettre à votre service pour longtemps encore.

Merci à mes rencontres de me guider ou de m’accompagner encore et toujours, parfois inconsciemment, sur une portion du chemin de ma vie.

Merci à mon entourage d’accepter, mes questionnements et mes remises en question et ma soif éternelle d’avancer, de découvrir, d’aller de l’avant et mes sauts d’humeur souvent peu compréhensibles, sans oublier ma crainte du vide, quel qu’il soit !

Merci à tous ceux qui me font confiance et que je peux, ne serait-ce que sur quelques instants, guider vers un de leurs objectifs, accompagner le long d’une portion de leur chemin de vie.

Soyez-en persuadés, je vais continuer à avancer dans l’optique d’un coaching global de bien-être qui peut très bien aussi être lié à la performance, mais pas aux prix de notre santé à long terme.

Merci d’avoir pris le temps de lire ce post et au plaisir de vous guider vers vos objectifs futurs !

 

No pain no gain

No pain no gain

No pain No gain

Voici une maxime que nous entendons très souvent dans le milieu du sport. Comme elle est venue de l’anglais, il peut avoir différentes significations selon la traduction que l’on lui donne. Plusieurs concepts vont dans une direction semblable dans notre langage

Il faut souffrir pour  être belle !

On n’a rien sans rien !

Ça fait mal, c’est bon !

Savoir se faire mal !

Etc…

Si je suis persuadé qu’il faut « stresser » notre corps pour qu’il se modifie (adaptation physiologique à une exigence inhabituelle), je suis intimement convaincu que la douleur n’est pas nécessaire pour faire des progrès physiques, bien au contraire !

Si l’on compare le diction « No pain No gain » avec « Il faut souffrir pour être belle », je doute que le résultat soit, à long terme, celui que l’on désirait. En effet, la beauté intérieure transpire facilement sur le visage et les traits d’une personne. L’inverse est plus difficile à mettre à jour et je n’ai pas souvenir d’avoir vu une personne devant supporter régulièrement des souffrances avoir un visage « chou » ou avoir une expression attirante !  Par contre, je connais beaucoup de personne ne répondant pas directement aux critères de la beauté tels que notre société les définis avec de merveilleux sourire et visages ! Leur bonheur est communicatif et se voit à travers de leur visage et leur expression.

Dans le sport il en va de même. Si No pain No gain signifie qu’il faille sortir de sa zone de confort pour permettre à son corps de « muter », je pense alors pourvoir adhérer au concept et je suis prêt à l’encourager. Par contre, si No pain No gain signifie qu’il faille se faire mal et avoir mal lors de nos séances d’entrainement, voire plusieurs jours après, je ne suis pas sûr qu’à terme, notre corps continue à bien se développer, harmonieusement, sans blessure et sur le long terme.

S’il est normal d’avoir des courbatures après un marathon durant lequel nous sommes allés chercher au-delà de nos limites, ces sensations doivent être exceptionnelles. En effet, il s’agit juste de micro-déchirures dans la structure musculaire devant se réparer comme une coupure doit cicatriser ! S’entraîner régulièrement en provocant des courbatures doit être d’une part assez difficile à supporter, et d’autres parts un signal d’alerte que notre corps nous envoie afin que l’on diminue l’intensité, la longueur ou notre façon de nous entraîner !

Il faut savoir s’entendre sans s’écouter !

Cette maxime pourrait être la suite de la réflexion première de cet article. Il est en effet judicieux de connaitre son corps afin de pouvoir doser judicieusement les efforts que nous lui demandons, mais il faut aussi être assez critique pour ne pas s’écouter chaque fois que nous n’avons pas envie de nous confronter au froid, à la difficulté d’une séance ou à l’exercice d’une musculature « faible ». Souvenez-vous, notre corps, de manière générale, n’aime pas souffrir. Il va donc s’arranger pour effectuer ce qu’il sait faire. Avec pour conséquence d’utiliser ses forces avec comme corolaire la  diminution encore plus importante dans ses faiblesses. Seul l’esprit, la volonté, la conscience, l’écoute et des connaissances de notre corps dans son entier vont nous permettre d’évoluer. Je n’apprécie pas beaucoup le terme « changer », car pour moi il est trop absolu !  Dans la course à pied par exemple, je ne prône pas un changement de foulée, car la plupart du temps, il s’agit d’une mode ou d’un argument commercial. Je suis pour une évolution réfléchie, voulue et acceptée, qui permette de trouver LA façon de courir qui nous convient le mieux au temps T (notre foulée évolue dans le temps). Cette foulée se doit d’être « naturelle », c’est-à-dire correspondre à nos capacités physiques (morphologiques et physiologiques) personnelles du moment et ne devrait pas fondamentalement changé même quand nous sommes fatigués. Si lors d’un effort important (en durée ou en intensité) notre foulée se modifie de façon trop importante, est-elle si naturelle que ça ?

Pour en revenir à notre sujet premier, je suis convaincu que la souffrance que l’on fait subir à notre corps devra se payer un jour ou l’autre ! C’est pourquoi j’encourage une pratique sportive responsable, adaptée à chacun soutenue par les connaissances scientifiques actuelles. Une chose juste hier, sera peut-être totalement discréditée demain par de nouvelles recherches scientifiques ou expérimentales. Nos visions comme notre façon de faire doit évoluer, nos connaissances aussi, surtout dans le milieu du sport où nous avons encore beaucoup de croyances bien ancrée.

Bien que certains concepts aient été mis en place depuis plusieurs années, Méthode de Gasguet par exemple, je n’arrête pas de constater que les salles de sport, les cours de gymnastique ou les sports à la mode sont encore très (trop) nombreux à prôner les exercices délétères pour renforcer les abdominaux  et ceci même pour des personnes ayant des problèmes de dos, d’incontinence ou pire encore de collapsus !

Guider un sportif est tout un art qui, même s’il est soutenu par des faits scientifiques ne peut pas se résumer à mettre bout-à-bout des pièces sans tenir compte de l’humain dans sa globalité. L’art du coaching sera peut-être un prochain sujet de discussion.

La qualité des pieds…

La qualité des pieds…

Selon l'université de Lyon spécialisée dans l'anatomie et l'enseignement de cette dernière, "des semelles épaisses assurant un amorti efficace ou le port de chaussures inadaptées ne permettent plus au pied de contrôler l'amorti : le tonus des muscles et les capacités proprioceptives du pied s'affaiblissent"! Cela signifie-t-il que peut se blesser à long terme avec le port de chaussures inadaptées ?

Je ne répondrais pas directement à cette question! Je me bornerai à promouvoir un travail musculaire personnalisé et spécifique afin de renforcer nos capacités naturelles.

Selon certaines sources, la pronation du pied est justement une capacité d'amortissement de notre corps, alors comment faut-il comprendre que les équipementiers proposent justement des chaussures spéciales afin de "diminuer" cette pronation! Y aurait-il contradiction entre les scientifiques et l'industrie ? Qui de l'un ou de l'autre cherche un profit ?

En passant, les modes ont une très belle vie devant elles et il faut toujours garder à l'esprit que les modes ont la vie dure.

Voici le lien sur une vidéo décrivant les principaux mécanismes amortisseurs du pied

https://www.youtube.com/watch?v=BYGg_WVSP20

 

Ai-je vraiment tout le loisir de décider ma façon de me nourrir ?

Ai-je vraiment tout le loisir de décider ma façon de me nourrir ?

Une participante raconte son premier marathon

Une participante raconte son premier marathon

Récit de mon 1er Marathon

Milan, le 2 avril 2017

Voilà, après 5 mois d’entrainement, c’est le jour J.

La veille, après une excellente assiette de pâte à l’italienne, je me suis couchée tôt. La nuit s’est bien déroulée jusqu’à 4h30. Après, c’est l’agitation dans ma tête. Je tourne, retourne, re-retourne sans trouver vraiment le sommeil. L’appréhension et l’excitation sont bien présentes et se mélangent dans ma tête.

Je mets le pied hors du lit à 6h20.

Tout est prêt et chronométré depuis la vielle.

Je file sous la douche. Je profite de l’eau qui coule sur mon corps pour prendre conscience de chaque  partie qui va être mise à contribution aujourd’hui. Je mets un tout petit peu de crème Nock, qui fortifie mes pieds afin d’éviter la surchauffe et les cloques. Ça fait trois semaines que mes petits petons ont droit à ce traitement de faveur.

Je mets mon training et fais ma tresse plaquée, celle que j’ai choisie pour courir ce fameux marathon. Je sais qu’elle va tenir tout le long et qu’elle ne me gênera pas avec ma visière Compressport, qui elle, évitera que la transpiration coule dans mes yeux. Je dois m’y reprendre à plusieurs fois. Le stress m’envahit et mon petit bout de chou fait irruption dans la salle de bain ce qui me fait tout lâcher. Je recommence une nouvelle fois. Cette fois, c’est la bonne.

Je pars seule, à 6h50, au petit déjeuner. Mes hommes me rejoindront plus tard. Enfin, seule, façon de parler. La salle est bondée de coureurs en training. J’ai de la peine à trouver une place de libre.  Pour finir, j’en trouve une au bout d’une table haute, vers la fenêtre.

Je fais au moins quatre fois le tour du buffet pour trouver ce dont j’ai besoin. Après plusieurs tests, seules mes tartines « pain, beurre, confiture » me conviennent avant de courir. Un bon expresso à l’italienne, enfin deux, sont nécessaires. J’ai aussi ma gourde de boisson avant effort, nécessaire pour cet évènement.

Tous les coureurs se dévisagent. Certains sont dans leur bulle, certains sont très expressifs « À l’italienne ». On est tous là pour la même raison,  cette fameuse distance de 42,195km.

Mes accompagnateurs me rejoignent et débutent leur petit déjeuner. Quel plaisir de les avoir à mes côtés pour ce challenge. Je partage un petit moment avec eux, mais il est vite temps de retourner à la chambre afin de finir ma préparation.

Tout est prêt, trié par pile. D’un côté les habits et accessoires pour le marathon :

  •  Un short, un T-shirt, les sous-vêtements de sport
  • Une paire de chaussettes de trail afin d’éviter les cloques
  • La ceinture de running, avec une gourde d’eau mélangée au sel du Dr Schüssler spécial muscles et articulations, mes cinq gels « détox, speed fruit, speed neutre et coca » et quatre pastilles d’arnica qui fondent sous la langue
  • Mes chaussures customisées d’un petit scotch bleu de carrossier en croix, car la toile à un petit peu cédé lors d’un entrainement avec le club !

Je glisse également dans la poche arrière de mon short une petite pochette plastique avec un billet de métro et 20 Euro. On ne sait jamais ….

De l’autre côté, une autre pile avec le sac avec des affaires après marathon :

 Habits de rechange

  • Lingettes nettoyantes. Eh oui, il n’y a pas de douche à disposition après la course. Alors l’organisation a généreusement donné à chaque coureur 2 paquets de lingettes parfumées. Ce sera la toilette du petit chat !
  • Ma paire de "full legs" Compressport pour la récupération
  • Une paire de baskets de rechange
  • Ma boisson après effort

Je passe aux toilettes avant de partir. Je dis au revoir à mes accompagnateurs et m’en vais à 8h35 pour le départ de la course.

Il a plu cette nuit et la température est un peu descendue. C’est parfait pour courir.

L’hôtel est situé à 750m du départ. Il suffit de traverser la rue, marcher 50 mètres, monter des escaliers, retraverser la route et le parc est là. Plein de coureurs ont envahi les lieux. Certains se changent, d’autres profitent de faire des selfies de groupes, d’autres encore se dandine afin de se mettre dans l’ambiance en écoutant la musique.

Je croise une petite meute de Kenyans qui s’échauffent. C’est beau de voir ses gazelles.

Je vais directement au camion afin de donner mon sac. C’est déjà les bouchons « humains». Je me vêtis de mon joli sac-poubelle 110L afin de me tenir au chaud encore un moment. Après c’est le passage obligé aux toilettes. Il y a 15-20 minutes d’attente  environ pour un pipi et quand on a la chance de pouvoir accéder au lieu dit… l’odeur laissée par les milliers de coureurs avant moi me retourne l’estomac. Vite fait bien fait, je ne m’attarde pas là !

Il est 9h10. Il est temps de regagner mon bloc de départ, le numéro 6.

Je me retrouve sous un haut-parleur, plein tube qui me perce les tympans. Il est 9h20 et la chanson « Sunday , na na na na na na, na, Sunday,….» commence à faire bouger les coureurs. L’ambiance monte ! Je réalise que j’y suis.

À 9h30 des ballons sont lâchés, un pétard se fait entendre, c’est l’heure du départ des premiers blocs.

9h33, c’est mon tour d’enclencher mon chronomètre, je commence ma course. Les premiers pas se font hésitants. La foule est au rendez-vous pour encourager tous les coureurs. Mon stress s’en va dès les premiers pas de course. Je vois mes accompagnateurs qui sont là pour m’encourager et avoir le premier temps qui fera la base de calcul pour les prochains rendez-vous, des points fixés la veille. Je suis tellement contente qu’ils soient là.

Il faudra plusieurs kilomètres pour commencer à disperser un peu les coureurs. À certains endroits, on est à l’allure du pas pour passer les contours. Ça passera !

La course va s’alterner entre bitume et gros pavés. Je dois bien regarder où je mets mes pieds, car ce n’est pas droit et il y a également les rails du tram. Il ne faut surtout pas mal poser son pied au sol. Je privilégie les trottoirs pour éviter ceci et le surplus de coureurs.

C’est bon, je suis enfin dans mon allure de 5’30 au km. Mon corps s’est approprié cette vitesse durant ces derniers mois. Il l’a connaît bien. Il se cale là dessus.

On passe devant la tour Unicredit qui est le plus grand gratte-ciel d’Italie. Je reconnais le Bosco vertical, qui est un incroyable complexe architectural (je me demande d’ailleurs comment certains arbres tiennent sur cette structure magnifique !) et la gare Centrale de Milan où on est arrivé hier matin à 9h38.

Au 2e kilomètre, j’entends parler français. On se sourit, on se salue. Quelques Parisiens  et un gars de Perpignan. C’est sympa de parler quelques mots en français. Bon et bien bonne course je lance aux francophones. J’ai décidé de ne m’attacher à personne. Je cours seule.

Au 5e kilomètre, c’est le moment de prendre mon premier gel « détox ».

Dans 500m, il y a le premier ravitaillement en eau. J’ai prévu de m’arrêter à tous les ravitaillements, soit tous les 5km. Je vais m’arrêter, prendre une bouteille d’eau plate, marcher 20-30 secondes en buvant, jeter la bouteille et repartir à la même allure de 5’30 au kilomètre.

Entre le 7e et le 8e kilomètre, le Dôme se dresse devant moi.  C’est spectaculaire ! Je profite de chaque instant pour lever les yeux au ciel et l’admirer. Un vrai bonheur !

À la fin du 8e kilomètre, mes accompagnateurs sont au rendez-vous comme prévu. J’entends crier mon nom, je les vois et ça me fait du bien de savoir qu’ils sont ici, pour m’encourager. A bientôt les copains !

Je passe devant le Castello Sforzesco et la Piazza Cadorna. Je ne sais pas si j’ai les sens qui sont amplifiés, mais j’apprécie tous ces changements de décor et cette découverte de la ville. J’adore !

Au 10e km c’est le ravitaillement en eau. Je continue avec toujours le même objectif. Je saisis une bouteille, je marche 20-30 secondes, je bois et c’est reparti. Pour le moment, je pourrais très bien m’en passer. Mais il faut penser aux 32 prochains km. Alors je suis mon plan. Je suis sûre que ça paiera tôt au tard. Il faut se ménager.

11e, 12e, 13e, 14e ce n’est pas évident. C’est une très longue rue toute droite qui descend et qu’il faudra remonter une fois arrivée tout en bas après avoir fait le rond point. En descendant, je vois ceux qui remontent déjà. Bientôt ce sera mon tour d’être de l’autre côté de la route.

Au 13e kilomètre, il est temps de prendre mon gel « speed fruit ». Mon corps ne me le réclame pas, mais je suis le timing que je me suis fixé lors des entrainements. J’ai prévu d’en prendre dorénavant tous les 8km.

Au 14e kilomètre, c’est là que ma petite douleur à la cheville droite a décidé de me taquiner. Ahhh non, c’est trop tôt, beaucoup trop tôt ! C’est exclu qu’elle s’invite à cette course.  Elle n’est pas la bienvenue. Je prends une pastille d’arnica sous la langue. On verra ce que ça donnera.

Au 15e kilomètre, la douleur s’en va. Je ne crie pas victoire, mais l’arnica m’aide, ou les endorphines sécrétées pas mon corps. Qui dit 15e dit petite bouteille d’eau, marcher 20-30 secondes en buvant et s’est reparti, je retrouve mon allure de 5’30 au kilomètre.

Au 16e kilomètre, je passe vers City Life. Ces tours qui sortent de terre et se dressent devant moi, le spectacle est juste génial ! J’ai toujours la pêche et le fait de découvrir cette ville m’emballe. Je regarde régulièrement ma montre, pas pour avancer plus vite, mais pour ne pas avancer plus vite que 5’30 au kilomètre. Nico, mon coach m’a bien briefée, la course va commencer au 21e kilomètre. Donc, ne pas dépasser les 5’30.

Je reconnais maintenant un peu le quartier, on est venu en métro hier en fin de matinée.  C’est MicoLab où je suis venue chercher mon dossard au village du marathon. J’y repasserai vers le 35-36ème kilomètre.

Il est temps de quitter un peu le centre-ville pour voir la verdure. Ça change ! Monte Stella et l’hippodrome, c’est le 20e kilomètre. C’est l’arrêt pour le ravitaillement en eau.

Après un peu mois de 2h00 de course, c’est le 21e kilomètre. Je dois prendre mon gel « speed fruit » et c’est la moitié de la course.

Ça fait une drôle d’impression. Je cours maintenant vers une distance inconnue dont je n’ai pas de recul. C’est nouveau pour moi et je franchis le pas. On verra, je continue toujours à la même allure. Les coureurs se sont parsemés depuis un petit moment déjà. C’est plus facile. Il y a moins de dépassements, c’est beaucoup plus fluide.

Les spectateurs sont toujours au rendez-vous. C’est génial ! Je pense que les stations du marathon relais aident beaucoup. Il y a plus de monde à ces endroits et ceux qui vont bientôt se mettre à courir déstressent en encourageant les autres coureurs.

Foza, Forza, Avanti touto, Avanti Avanti ! Daï ! Manifico ! Bravissimo…..,

ils n’arrêtent pas.

Au 25e kilomètre, signe mon arrêt pour le ravitaillement en eau. Pas de changement à mon habitude, je m’arrête, je prends ma bouteille d’eau, je marche 20-30 secondes et je repars tout en retrouvant ma cadence de course. Je profite de l’occasion pour reprendre de l’arnica, je sens que ma petite douleur à la cheville droite se réinvite à l’évènement.

Mes jambes commencent à s’alourdir et à être moins dynamiques. Toutefois, je maintiens mon allure, celle que mon corps connaît bien. Je ne regarde plus ma montre pour la vitesse à ne pas dépasser, mais juste pour s’avoir quand il y aura mon arrêt eau et le moment de la prise de mon prochain gel. L’allure m’importe peu maintenant.

Au 28e  kilomètre, mes accompagnateurs sont là, au rendez-vous fixé. Ce que ça fait du bien de les voir et d’entendre leur voix. Mes émotions sont ressenties fois mille. Ils me sourient et je prends toutes ces ondes positives pour moi. Allez mes cocos, je continue. À bientôt !

Au 29e kilomètre c’est l’heure du gel ! Miam. Tiens ça me fait penser que je n’ai pas encore pensé à la nourriture. Hahaha, c’est rare venant de moi. En courant, je pense très, voire très très très souvent à ce que je vais manger après. Si je dis ça au club, ils ne vont même pas me croira ;O)

Voilà le 30e kilomètre et le ravitaillement en eau. Pas de changement à mon habitude, je m’arrête, je prends ma bouteille d’eau, je marche 20-30 secondes en buvant, je jette ma bouteille et je repars en courant. Je remarque que je regarde moins le paysage. Il y a de plus en plus de coureurs qui se mettent à marcher. Je me concentre sur mes pas.

J’appréhende un peu ce fameux 30-32ème kilomètre, mais ça y est, j’y suis et je cours toujours. Je pense que ma technique commence à payer par rapport aux autres. Merci Nico de m’avoir appris à me freiner ! C’est plus que gagnant ! Je cours toujours et le plaisir est toujours là. Plus que 10-12km !

Je tombe sur un groupe de coureur très sympa. On ne peut pas les louper, c’est les seuls qui parlent encore. Et ils parlent TRES TRES FORT. Ils courent en groupe de 8-10 environ. Je ne comprends pas ce qu’ils disent, mais je sens qu’ils n’arrêtent pas de se chambrer ou de chambrer les coureurs qui font pipi le long du parcours. Ils courent juste à côté de moi. On se regarde, on se sourit, ça fait du bien ! Les émotions sont décuplées et je prends tout ce qu’il y a à prendre. Tous les kilomètres, ils se remettent à hurler :

Buongiorno Milano, Buongiorno Milano ! Magnifica ! Ciao ! Bravo…

Ils s’applaudissent mutuellement. C’est génial !

Ils n’arrêtent pas, tous les kilomètres ils remettent ça. Quelle ambiance. Du coup je lance haut et fort

« Et viva Switzerland », les bras levés au ciel!

Et là, l’équipe d’italien reprend encore plus fort. Bravo ! Bravo ! Swizeria ! Magnificao ! Bravo ! Le temps passe plus vite.

Je revois mes accompagnateurs. J’ai failli les louper. Je ne me souvenais plus de ce rendez-vous. Je crois que mes neurones ne fonctionnent plus totalement, mais ce que ça fait du bien de les voir, même quelques secondes. Je cours toujours.

Je dirai que depuis le 32e kilomètre, j’avance en me nourrissant des regards des spectateurs, des sourires, des clins d’œil, des encouragements. Un regard suffit, aux applaudissements, ça me fait avancer.

Mes jambes sont de plus en plus lourdes et statiques. J’avance … Je continue, prochain arrêt au 35e kilomètre pour ma bouteille d’eau et mes 30 secondes de marche. Et c’est reparti. J’ai repris de l’arnica, ça me fait du bien, ça doit être psychologique.

Au 36e c’est mon dernier gel, le cola. Je ne l’ai jamais testé, mais je le prends. Si j’ai toléré les autres de cette marque, il passera aussi. Allez, c’est le dernier ! Je suis maintenant au Parco del portello. C’est superbe. On monte sur en rambarde pour passer un pont. J’arrive à faire la montée sans trop de difficultés alors que les autres marchent du plus en plus. La beauté du lieu ne me fait oublier quelques secondes à la lourdeur de mes jambes.

Je commence à reconnaître un arrêt de tram et le cimetière de hier. C’est bon, on revient vers le centre de Milan. Yesss !

Les pavés sont au rendez-vous. Ça commence à devenir pénible. Il faut lever les pieds pour ne pas trébucher. Je n’arrive plus trop à lever mes jambes convenablement. Impossible d’aller sur le trottoir pour les éviter. Il faudrait pouvoir plier les genoux et là ce n’est plus trop possible. L’angle s’est nettement réduit, il s’est figé au minimum.

Mais j’avance. J’avance toujours. C’est le mental qui prend le dessus. Je me fixe mentalement sur mon prochain arrêt boisson et mes 30 secondes de marche. Je me nourris toujours des encouragements du public, ça m’aide.

Depuis maintenant, je me mets en mode compte à rebours. Je compte à plusieurs reprises le nombre de kilomètres qui me sépare de l’arrivée sur mes doigts. Mon cerveau est en mode « off », je m’y reprends au moins à cinq ou six fois.

6km…..5km…..4km…… Je cours toujours, je mets un pied devant l’autre ….. Je cours.

Au coin,  je vois la pancarte du 40e kilomètre. Yes, je vais y arriver, j’en suis certaine maintenant. C’est mon dernier arrêt boisson avec 30 secondes de marche. Je pourrais m’en passer pour le dernier kilomètre, mais non, je poursuis ma stratégie, car elle est gagnante jusqu’à maintenant. Mis à part les ravitaillements, je ne me suis pas arrêtée pour marcher. Ce rythme me convient parfaitement. Pour la fin, je me laisse tenter par un quartier d’orange, quel régal ! Je sens le jus et la pulpe envahir ma bouche, que du bonheur !

Je me remets à courir. Il y a de plus en plus de spectateurs, l’ambiance de plus en plus forte. J’ai l’impression qu’on m’a mis des pavés en béton dans les jambes. C’est des cailloux durs. Elles sont hyper lourdes et de moins en moins flexibles, mais je tiens, je cours. Je cours toujours.

Au 41e kilomètre, je dis à haute voix et sans m’arrêter, plus qu’un km, plus qu’un km, plus qu’un km, plus un km, plus qu’un km… Je n’arrête plus de me le dire. Mes jambes sont plombées, mais je cours toujours. Plus qu’un km, plus qu’un km, plus qu’un km… Le coureur à côté de moi dit uno, uno, uno, uno, …. On doit avoir la même technique pour finir cette course et pour avancer.

Je revois ma famille à environ 500 mètres de l’arrivée. YES, j’arrive, plus qu’un km, plus qu’un km, plus qu’un km, … 400m.. plus qu’un km, plus qu’un km, plus qu’un km… 300m de l’arrivée. Plus qu’un km, plus qu’un km.

Je vois le chronomètre au fond qui annonce 3h59 et environ 40 secondes. Ahhh non, pas question, mes jambes se mettent à accélérer, accélérer, et encore accélérer. L’émotion me gagne, je vais le faire !

J’avais imaginé et je pensais pleurer à ce moment-là, mais mon corps n’a pas assez d’eau. J’ai les mimiques sur le visage de quelqu’un qui pleure, mais sans les larmes. C’est magnifique cette émotion !

J’accélère, j’accélère, le chronomètre tourne 3h59 et 59 secondes …..

J’accélère, mais pas assez vite. Je passe la ligne à 4h00 et 7 secondes. Je ne suis aucunement déçue. Je l’ai fait, j’ai couru mon premier marathon … Mon cerveau fonctionne plus qu’à 15%, tout comme mes jambes d’ailleurs. J’ai l’impression qu’entre les deux, il n’y a plus de connexion.

Une fois passée la ligne, je marche. Je savoure ce moment. Je l’ai fini, je l’ai fait. J’ai de la peine à réaliser.

Je longe les barrières en marchant. C’est à ce moment que je me rends compte que je dois être en dessous des 4h00, car le chronomètre est basé sur le temps du début de course et non de mon départ sur la ligne de départ. Ouaouuuuu je l’ai fait ! Je suis fière de mois. Fière de ces 5 mois d’entrainement. Fière de ce que je viens d’accomplir.

J’ai couru un marathon

42,195 km

l’année de mes 42 ans.

Je savoure ce moment.

Maintenant, il ne faut surtout pas s’asseoir, car il sera impossible de me relever. Ne pas s’asseoir par terre.

Je marche, je m’appuie contre le grillage de sécurité, j’étire mon dos à plusieurs reprises.

Je revois le groupe de coureur italien qui avait mis l’ambiance vers le 30e kilomètre. Ils se congratulent les uns et les autres. Je passe à côté et les regards se croisent. Une sorte de respect se ressent, un hochement de tête, un sourire, c’est magique ces moments. Je l’ai fait. On l’a fait ! Bravissimo !

Je finis le couloir et reçois ma médaille. Je choisis soigneusement celui qui me la mettra au coup. J’ai même envie de lui faire la bise tellement je suis contente. Pour moi, cette médaille c’est de l’or. Je l’ai méritée.

Je suis sur un nuage et je pense que je ne vais pas redescendre de sitôt.

Je reçois un sac plein de choses à manger et à boire. Je ne pense plus qu’à une chose, aller chercher mon sac au camion afin de boire ma boisson après effort. J’ai de la chance, la récupération du sac est rapide.

En buvant ma gourde, je vais à la tente vestiaire des femmes. Elle est presque vide, à peine une vingtaine de coureuses. Je me trouve un endroit et m’assois enfin sur un banc.

Pour enlever mes habits, je dois me contorsionner. Il est difficile de se relever et de se rasseoir. Entre femmes, on se regarde et on se sourit. On est toutes dans le même état. C’est limite qu’on se mette à rire de la situation. La toilette du petit chat à la lingette rafraichissante est comique tout de même. Ce que je donnerai pour une bonne douche afin de ressentir, tout comme ce matin, l’eau couler sur toutes les parties de mon corps.

Je badigeonne ensuite mes jambes de crème DulX après sport et mets mes full legs. Mes jambes vont devoir encore supporter les 3h20 de train pour le retour en Suisse en fin d’après-midi.

Je quitte la tente et rentre à l’hôtel. Les 750m parcourus ce matin me semblent plus longs. Le trajet se fait au ralenti. Il va falloir descendre les escaliers. Je repense à la vidéo de Nico après le marathon de Valence. Oui c’est bien ça, je les descends en mode « crabe » et difficilement. J’en souris tellement c’est comique.

En arrivant à l’hôtel, ma famille me félicite et me dit qu’ils m’ont trouvée « fraiche » pendant toute la course. Qu’ils étaient super étonnés. C’est génial, ça reflète bien ma course, la maitrise de la vitesse, mon objectif et surtout mon plaisir !

Mon fils est aussi très fier de sa maman. Il est tout content de me revoir et à quelques choses à me donner.

Mes proches m’ont acheté, vers le Dôme, un cadeau pour me féliciter de ce premier marathon. Je suis « émotionnée ». Je sais, cela ne ce dit pas comme ça m’est c’est bien ces paroles qui sont sorties de ma bouche à ce moment. Ce cadeau me touche beaucoup plus que ce qu’ils pourraient penser. Beaucoup beaucoup plus.

Je savoure ce moment, car mes émotions sont toujours multipliées par mille.

À la fin de l’écriture de mon récit, je reçois par email les photos du marathon. Quelle coïncidence ! Je constate que sur chaque photo, j’ai la banane. Ca reflète tout à fait le plaisir d’avoir effectuer mon

Premier marathon

 

Caro

Pourquoi un coach ?

Pourquoi un coach ?

L'on devrait plutôt écrire "Pour quoi un coach?" ou "un coach pour quoi?"

À l'heure où nous avons tout à portée de clavier, alors qu'il nous suffit de taper "plan entrainement course à pied" ou « conseil course à pied » sur le web pour avoir près de 450 000 résultats... pourquoi avoir encore recours à une personne pour effectuer nos sorties ?  That’s the question ?

Les réponses sont multiples et elles ne seront pas toutes développées ici. Je vais essayer de vous commenter celles qui me paraissent le mieux répondre à ce que j’ai pu entendre.

On trouve tout sur internet !

Dans toutes les méandres du WEB, vous trouverez tous les conseils, trucs et astuces vous permettant d’atteindre les promesses contenues dans des titres tels que :  «Comment passer sous les 45' sur un 10km» ou «Comment trouver son poids de forme» ou encore «Améliorer sa VMA», etc. Pêle-mêle, les auteurs vous égrènent des conseils et des théories plus justes et vraisemblables les uns que les autres, ceci sans tenir compte du maillon le plus important de la chaine : VOUS !

En effet, ce n’est que grâce à un coach ayant de bonnes connaissances des techniques d’entrainement, de vos préférences morphologiques, de vos capacités, ainsi que de votre façon de vous mouvoir, de respirer, etc. que l’on peut faire le lien avec les connaissances qui vous seront utiles dans votre entrainement ! Il est indispensable de traiter les éléments de manière globale sans oublier votre mental et votre vie.

Pour atteindre l’objectif fixé, le chemin à parcourir ne sera pas forcement le même pour Paul et Jacques ! Et même s’ils font tous deux 50 min au 10 kilomètres et que chacun désire descendre à 45 min.  Paul est un ancien sprinter qui a eu plusieurs blessures et qui a dû arrêter le sport par manque de temps et pour soigner les quelques (trop nombreuses) petites blessures. Il a repris la course à pied depuis il y a 6 mois, mais malgré 4, voire 5 entrainements par semaine, il n’arrive plus à progresser.  Alors que Jacques lui, n’a jamais été un coureur très rapide. Son meilleur temps sur 20 km est de 1h28, il y a 10 ans, et tout son entourage lui indique qu’il devrait pouvoir faire moins de la moitié sur la distance de 10 km. Auront-ils le même succès en suivant le même programme d’entrainement ? Certainement pas !

Est-ce fait pour moi ?

Des milliers d’exemples vous prônent une méthode « révolutionnaire » ou à « résultats garantis » ! Heureusement que ce n’est pas écrit sur le contrat noir sur blanc, car beaucoup de sites « mensongers » feraient faillite ! Votre corps est une merveilleuse machine très complexe, et je doute qu’une seule méthode puisse convenir à TOUS. Si c’était le cas, il n’y en existerait pas d’autres et nous serions tous des robots formatés selon le même moule en usant des mêmes méthodes. Les chercheurs seraient une population en voie d’extinction et nous serions, à terme, destinés à disparaitre.

Alors pour quoi un coach ?

Toujours dans les méandres du WEB, vous trouvez des millions d’exercices plus efficaces les uns que les autres (selon leur auteur), mais sont-ils adaptés à votre morphologie (vos préférences morphologiques / musculaires / neurologiques) et à votre but, à vos capacités du moment ? En partie certainement.

Pour illustrer mes propos, je me rappelle d’une cliente qui tenait la position de gainage en planche durant plus d’une minute trente ! Belle performance. En même temps, elle se plaignait constamment de maux de dos récurrents qui devenaient  chroniques. Un simple contrôle des muscles utilisés pour le gainage lui a permis de découvrir que les muscles abdominaux étaient très peu utilisés et que les muscles dorsaux faisaient la grande majorité du travail. Une reprise du travail de base avec un apprentissage de la mobilisation du transverse (muscle profond de l’abdomen) lui a permis d’obtenir un bon gainage tout en faisant peu à peu disparaitre ses douleurs lombaires. Alors un coach, c’est nécessaire ?

Voilà à quoi sert un coach dans votre pratique sportive. Et ne vous trompez pas, même certaines informations devant être fiables ne le sont pas. J’ai découvert un site de renom qui prône encore les abdominaux avec les pieds bloqués et une remontée jusqu’aux genoux ! Madame de Gasguet ne doit pas être d’accord, et je la comprends !

Objectivité 

Pour un sportif, il est difficile de s’autoévaluer ! Quand tout va bien, nous avons tendance à trop en faire. Super cet entrainement, ça va bien alors je le fais à 16 km /h à la place de 14. J’y arrive, c’est génial ou encore ; déjà fini ! Ah non, je suis en super forme, je continue 30 min de plus que prévu. Et quand ça va un peu moins bien, soit l’on continue d’en faire trop (j’étais capable de faire plus, je dois donc me forcer) sans faire attention aux signaux d’alarme, soit on s’écoute trop (je ne suis pas très bien, je ne vais me reposer une semaine… qui en dure 3 ou 4 et j’ai énormément de peine à reprendre) et la flemme prend vite le dessus) soit pas assez et c’est la casse assurée, à court ou moyen terme.

Dans ma philosophie, il faut savoir entendre son corps sans l’écouter. Un coach base ses analyses sur différents indicateurs dont la synthèse doit lui permettre d’évaluer votre forme au plus près de la réalité.  Afin d’avoir une parfaite adéquation entre vous et le coach, il est nécessaire d’établir un dialogue développant une confiance réciproque.